Libération de Karim WADE: ‎la vérité pour l’histoire

En parcourant le célèbre, le réputé et le très sérieux ” La Lettre du Continent ” du ” Groupe Afrique Intelligence “, je suis tombé sur cette exclusivité, à la une du dit journal en ligne réservé aux abonnés payants.

2016-07-12_12-46-32Lisant la véritable histoire sur la libération du Pdt Karim Meissa Wade, je suis redevenu d’avantage admiratif de la dignité et de la détermination de celui-ci, j’en suis particulièrement fier.
Il en ressort, de ce récit authentique, 4 informations importantes que tout sénégalais doit retenir:

1- Le Président Macky Sall a cédé à une forte pression internationale et nationale face à cette forfaiture de la CREI qui a abouti à la séquestration arbitraire du Frère Karim Wade.
2- Le Pdt Macky Sall et son régime avaient posé des conditions particulièrement salées pour la libération du Pdt Karim (lire article). Ce dernier, étant digne et convaincu de son innocence totale, les a toutes rejetées d’abord; puis, sous la pression des autorités religieuses et des amis (Beut bou roussoul tothie), a fini par accepter deux d’entre elles que sont: sortir de prison sans rien demander ou signer et sortir du pays le temps que les choses se dissipent.
Ceci témoigne aisément que l’affaire Karim Wade n’a absolument rien à voir avec la justice, c’est purement et simplement un règlement de compte politique qui a mal tourné pour Macky et son régime.
3- Il n’y a aucune transaction dans le processus de libération du Pdt Karim. Le Pdt Macky, par le biais de personnalités intermédiaires, voulait se débarrasser de la patate chaude et incandescente à moindre frais, c’est à dire en limitant les dégâts causés par cette chasse aux sorcières couverte du manteau de la pseudo-justice.
4- Le Pdt Karim Meissa Wade garde intact ses droits civiques et politiques. Il peut donc se présenter à n’importe quel type d’élection.

Merci Président Karim Meissa Wade d’avoir tenu tête à vos bourreaux et de s’en être sorti grandi. Seule la VÉRITÉ est Révolutionnaire.

Ci-dessous l’article tel que libellé par le Journal. Vous ne pourrez lire l’article que si vous payez par abonnement en ligne. En cliquant sur le lien, vous n’aurez que le titre et quelques lignes à l’affiche.
Bonne Lecture chers compatriotes tout en espérant que le journal ne me poursuivra pas pour atteinte à son business.
Le Peuple a le droit de savoir.

Nguer Abdoulaye Ba
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https://www.africaintelligence.fr/…/liberation-de%C2%A0kari…

LETTRE DU CONTINENT – N°733 DU 06/07/2016.
SÉNÉGAL
POLITIQUE & POUVOIRS
Libération de Karim Wade : LA VÉRITABLE HISTOIRE !

La grâce présidentielle, suivie de la libération de Karim Wade dans la nuit du 23 au 24 juin, a été le résultat d’une série de missions de bons offices dont La Lettre du Continent livre – en exclusivité – tous les détails.

Karim Wade, fraîchement “élargi”, a adressé ses remerciements à l’ensemble des chefs religieux sénégalais.

Autorités mourides: C’est pourtant le khalife général des mourides Cheikh Sidy Makhtar Mbacké qui a joué un rôle décisif dans sa libération. Fort de plusieurs millions de talibés (fidèles) au Sénégal et à l’étranger, le chef religieux a traité directement avec Macky Sall. Condamné en mars 2015 à six ans de prison et à 138 milliards F CFA (209 millions d’euros) d’amende pour enrichissement illicite, Karim Wade a été régulièrement informé de l’évolution des négociations par l’ancien ministre Madické Niang, un mouride toujours bien connecté au pouvoir et pour qui Touba, “Mecque” du mouridisme, n’a aucun secret. Hors du Sénégal, deux chefs d’Etat ont tout fait pour obtenir la libération du pensionnaire de la Maison d’arrêt de Rebeuss : Alassane Ouattara, constamment soutenu par Abdoulaye Wade dans sa conquête du pouvoir en Côte d’Ivoire et Denis Sassou Nguesso. Tout en appelant le “Gorgui” à la pondération, les présidents ivoirien et congolais ont tenté, à maintes reprises, de persuader Macky Sall de sortir de ce contentieux avec son prédécesseur. Sassou Nguesso a, par ailleurs, dépêché son fils Denis Christel à deux reprises à Dakar pour s’enquérir de l’état de santé de Karim Wade.

Prince qatari: L’émir du Qatar Cheikh Tami ben Hamad Al Thani a également pesé de toute son influence. Comme nous l’avions révélé (LC nº728), ce dernier avait confié, dès 2015, le suivi de ce dossier à son Attorney Général Ali ben Fetais AlMarri. Ce docteur en droit international de 55 ans formé à la Sorbonne a effectué une dizaine d’allers-retours entre Doha et Dakar. Il a d’autant mieux réussi à séduire les autorités sénégalaises qu’il gère un organisme international chargé, entre autres, de la lutte contre la corruption et la récupération des biens mal acquis. De fait, il n’y a pas eu de tractations proprement dites entre Dakar et Doha. En avril, Macky Sall a posé les conditions à une éventuelle grâce de Karim Wade. L’émissaire qatari en a informé le détenu qui a demandé à réfléchir et a rejeté certaines d’entre elles. Il a ainsi refusé de solliciter formellement une demande de grâce qui équivalait, selon lui, à une capitulation. Il n’a pas davantage concédé de renoncer à la politique ni à une candidature à la présidentielle de février 2019 au Sénégal, sa condamnation ne l’ayant d’ailleurs pas privé de ses droits civiques et politiques. En revanche, le fils d’Abdoulaye Wade a accepté d’être libéré nuitamment et de quitter Dakar pour un bref exil dans le riche émirat pétrolier : les deux conditions imposées par Macky Sall.

Sortie nocturne: Lors de sa remise en liberté le 24 juin à l’aube, la police était en alerte maximale évitant tout rassemblement aux alentours de la prison de Rebeuss. Selon nos sources, les réseaux sociaux et le service des SMS ont été suspendus. Karim Wade s’est directement rendu chez Madické Niang, dans le quartier des Almadies, où l’attendait une délégation de Touba conduite par Serigne Moustapha Mbacké, le fils aîné du Khalife général. Au nom de ce dernier, il l’a béni et lui a “ouvert la route”. Sans même passer au domicile familial du Point E, Karim Wade a été conduit à l’Aéroport international Léopold-Sédar-Senghor pour s’engouffrer aussitôt, avec Madické Niang dans un jet privé stationné au niveau du pavillon présidentiel. L’appareil a été mis à disposition par l’émir du Qatar. A l’intérieur attendait d’ailleurs le fameux Ali ben Fetais Al Marri…”

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