Karim Wade: La fin d’un conte, Par Elhadj Yvon Mbaye

Qui aujourd’hui n’aurait pas en mémoire, l’abondante et magistrale communication, dans une conférence de presse, d’un atypique cadre de notre justice, vouant aux gémonies le fils de l’ancien Président Abdoulaye Wade ? Au point d’affirmer fallacieusement que l’accablé en ces temps, jouissait d’une fortune évaluée à près de 800 Milliards de nos francs. Cachés dans de différentes banques à travers le monde.

Et puisque l’histoire et le temps font toujours les leurs, au moment où nous mettons sous presse, et de plus en plus, une éventuelle victoire morale mais combien significative semble avoir déjà choisi son camp. Celui de la vérité.

                                          La Chèvre De M. Séguin

Dans un langage et une intonation de trémolo, ce grand homme de notre justice avait promis une récupération tous azimuts de cette “Fortune de Crésus” au bénéfice du Trésor sénégalais, Qui osait dire non ?…… Hélas ! le peuple sénégalais, las d’attendre, a fini dans sa grande majorité de qualifier cette justice de faux clignotant. Car, les innombrables commissions rogatoires éparpillées aux quatre coins du monde, elles aussi bien motivées, n’ont fait que gaspiller des milliards de francs du contribuable, en frais confondus, pour revenir bredouilles.

Comme la petite chèvre de M. Séguin, ces auditeurs et enquêteurs en audit se sont battus, pendant plus de deux bonnes années, pour être finalement dévorés par le loup de la vérité. Aucun franc,  fût-il CFA au nom de K. Wade, n’a été rapatrié. Un leurre d’État.

Animé d’une capacité de nuisance exagérée, à l’endroit des anciens tenants du défunt régime, le pouvoir de l’actuel “Roi”, pardon, de l’actuel locataire de la maison blanche de l’Ex-Avenue Roume, n’eut pas lésiné sur des louches stratégies, sur de bizarres combines, sur des astuces erronées et autres subterfuges pour réprimer ses adversaires. Les réduire à leur plus simple expression. Ce fut le début et l’apogée d’une justice à double vitesse, car le coude “Royal” devait sauver les nouveaux soumis et autres transhumants, d’un enfer carcéral. La Cour de Répression d’Enrichissement Illicite (CREI) convoquait des citoyens dont le seul tord aura été d’appartenir à l’écurie politique d’en face,  enquêtait, fouillait, interrogeait, répondait à sa guise, évaluait sans coup férir, et enfin condamnait aveuglément. Aujourd’hui, à l’arrivée, le résultat escompté n’a pas été au rendez-vous. C’est comme si, la dignité, la morale et la grandeur humaine sont devenues chez nous  des produits rares. Nous, vitrine exemplaire de démocratie en Afrique.

                                                             Les Vis se Desserrent 

A voir, à analyser et interpréter  dans tous les angles, les différents contours et métamorphoses du climat politico-social, nous donnons raison aux marxiste-léninistes : << le monde est mouvement >>. De la mise en scène ou de la chorégraphie d’un Dialogue National  du 28 Mai 2016 avec 400 invités, à l’élargissement de la prison des collaborateurs de Karim Wade, en l’occurrence Pouye, Diassé et Bourgi, en passant par le coup de fil de notre premier des premiers à son ancien mentor et prédécesseur, lui souhaitant, nous dit-on ! , un joyeux anniversaire, nous nous permettrons de rappeler ” tous les chemins mènent à Rome”. Mais, vivant à Dakar, nous aurions remplacé la capitale italienne par une cité de notre terroir dénommée le ” Point E”. Suivez notre regard !

Ce dialogue national, selon beaucoup d’analystes, ne serait qu’un dé

clic voulu et souhaité, afin de déclencher un processus d’apaisement du climat social qui aboutirait à la libération de celui contre qui, -avions-nous appris-  une certaine demande sociale à travers la CREI, exigeait une condamnation ferme de six (06) ans. Aujourd’hui, la moitié de la peine purgée, la donne a beaucoup évolué. Et si le bon Dieu Créateur du trône sublime, nous accorde, ne serait-ce encore que quelques soupirs, l’ancien Ministre d’État sous le régime libéral 2000/2012, rejoindra les siens.

Reste maintenant de savoir sous quelle forme d’élargissement : est-ce une grâce présidentielle ou une amnistie, une liberté provisoire ou une conditionnelle, et pourquoi pas un non-lieu ? Les interrogations sont nombreuses. Mais l’essentiel historique demeure la mise en liberté d’un détenu accusé, jugé et condamné à six ans de prison ferme, devenu par les temps qui courent, une patate chaude entre les mains d’un pouvoir qui continue toujours de tâtonner. Et dans toutes ses entreprises !

L’épilogue d’un conte qui ouvrira sûrement la porte à d’autres éché

ances politico-sociales.

Elhadj Yvon Mbaye

Journaliste- formateur

E-mail :  olympress45@yahoo.f

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